Communiqué CNRA-SNRL (2 avril 2012)
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Communiqué
Lundi 2 avril 2012
Déjà en 2006, Monsieur Jacques Toubon, alors président du GIP-EPRA, évoquait la nécessité de relancer l’activité de cet outil de coopération: « le groupement d’intérêt public (GIP) me paraît devoir être considéré comme un instrument particulièrement pertinent et efficace pour favoriser l’intégration républicaine, la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances ».
Après lui, sous la présidence de Monsieur Richard Senghor, l’EPRA a pu moderniser l’outil tant techniquement que qualitativement, lui offrant ainsi une résonance accrue auprès des acteurs institutionnels et privés en butte aux problématiques de cohésion sociale.
Malgré l’effort d’optimisation des ressources consenti depuis 2009, on tente aujourd’hui d’asphyxier et de faire disparaître ce dispositif en lui coupant ses financements, ce qui met non seulement en péril le potentiel de sensibilisation des habitants aux questions locales, sociales et culturelles du vivre ensemble mais menace les radios en termes d’emploi et de modèle économique.
Les radios peuvent entendre que le ministère de la ville ne souhaite plus soutenir à lui seul la charge quasi intégrale du financement du GIP, pour autant, une solution alternative existe qui permettrait de ne pas casser un outil unique en Europe et dans le monde que les radios et l’Etat ont mis 20 ans à construire.
La solution est simple et cela fait plus d’un an que nous la proposons. Elle passe par l’ouverture de l’EPRA à un plus grand nombre de thématiques (ministères de la ville, de la culture, direction en charge de l’immigration bien sûr, mais au-delà départements ministériels en charge notamment de la solidarité, de la santé, de l’éducation, de l'emploi, des droits des femmes, de l’environnement, de la jeunesse et des sports et de la vie associative).
Les radios membres du Conseil d’administration de l’EPRA représentant les 171 radios du réseau, la Confédération Nationale des Radios Associatives et le Syndicat National des Radios Libres, organisations représentatives de la quasi-totalité des 650 radios du secteur des radios associatives en appellent à un arbitrage de Monsieur le Premier ministre afin que soit programmée dans les plus brefs délais une réunion interministérielle qui puisse garantir à tous les acteurs la mise en œuvre concertée d’un modèle économique pérenne pour l’EPRA à partir de janvier 2013, qui permette avant tout la prise en compte des attentes des parties prenantes des politiques de la Ville et celles des auditrices et des auditeurs.
Les membres élus du collège radio du Conseil d’administration de l’EPRA, Radio Clapas, Radio Campus Dijon, Radio Zinzine, Radio Grésivaudan, Radio Trait d’Union, Radio Oxygène, Radio Radio
Pour la CNRA Pour le SNRL
Luc Magrina Patrice Berger
Membre du bureau national Délégué national à la lutte contre les discriminations
CNRA SNRL
15 rue des Volontaires Tour Paris Pleyel
34000 Montpellier 153 Boulevard Anatole France
93200 Saint Denis

